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Hélène Couturier est une artiste multidisciplinaire. Elle écrit des romans souvent noirs et elle peint des vaches souvent blanches.

Ce site est principalement consacré à son travail de plasticienne.

 
 

PEINDRE OU ÉCRIRE ?

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Peindre ou écrire, c'est la même dynamique, c'est communiquer sans donner de réponse. Ce sont juste les outils utilisés qui changent et la position du corps. Écrire assis. Peindre debout.​

PARCOURS EXPRESS


Passionnée par la peinture et l’écriture et pas assez douée pour faire des maths, elle file au lycée en option Arts Plastiques. Post bac, elle suit les cours de différents ateliers tout en se formant au métier de concepteur rédacteur en publicité. Elle alterne dessin de rough pour la vidéo ou rédactions de spots publicitaires pour la radio et devient ce qu'elle appelle une mercenaire de l'écriture. "Dans une même journée je passais de l'écriture de spots radio sur les bijoux en or, à un publi-reportage pour les crèmes solaires ou les voitures. C'était rigolo, dénué de sens et bien payé. Et ça me laissait le temps de peindre et d'écrire pour moi." 1990, son goût prononcé pour la fête et la musique (pop électro reggae) l’entraine vers la presse écrite (responsable des pages musique de Paris Capitale) et le documentaire. Elle multiplie les réalisations pour France 3 et Canal + sur des sujets aussi différents que le rap, Patrick Bruel, les bisons, le Liban, ou Philippe Stark. 1996. Son premier roman, Fils de femme, est publié chez Rivages Noir. Elle est la première femme française éditée par la prestigieuse maison d’édition. 2009, voyage en Inde pour écrire sur la militante Sampat Pal (Bye Bye Bollywwod, édition Syros ) et découverte des vaches sacrées. 2011, le roman, Tu l’aimais quand tu m’as fait, (Presse de la cité) est adapté par Jérôme Cornuau avec Aure Atika. Entre temps, elle s’est attaquée à l’écriture scénaristique pour la télévision ou la radio. 2012, elle réalise sa première fiction, Migraines. Prix du public, festival Nuits Meds. 2017, publication de, Il était combien de fois ( Le Dilettante). Elle en écrit une libre adaptation pour le théâtre, De la fidélité du manchot empereur, lauréat CDN Orléans. 2020, alors qu’elle peint depuis toujours des séries d’animaux,  elle se met cette fois à répéter la vache. 2021, le Festival International du Roman Noir (Frontignan) découvre ses toiles et lui commande Vacheville, un atelier roman-photo avec les jeunes de la MLI.  Vacheville sera affiché sur les murs de la ville et « officialise » son lien entre son travail d’écrivaine et de plasticienne. 2022, elle expose O Petit Trinque Fougasse à Montpellier. 2023, parution d’un nouveau roman, Noir c’est noir, chez son premier éditeur, Rivages Noir.

Rencontres et expositions,

Aout 2021, balade littéraire au Musée International des Arts Modestes à Sète. Septembre 2021 : Exposition du roman-photo Vacheville sur les vitrines des commerçants de Frontignan dans le cadre du FIRN.


Dernier roman publié, Il était combien de fois, Le dilettante, 2017. À paraître, Noir c'est Noir, chez Rivages Noir, début 2023.


 

POURQUOI LES VACHES ?




MARGUERITE


Mon lien avec les vaches s'est construit en différentes étapes et en dehors des verts pâturages que je connais peu, voire pas du tout. Je suis une urbaine. Montpellier, Paris, Barcelone sont mes villes d'attache.  Ma première "vache" est la Marguerite du film " La vache et le prisonnier " avec Fernandel qui sauve Fernandel. Marguerite est fascinante et me fait aimer les vaches mais dans mes paysages du sud de la France et d'Espagne, c'est le taureau qui est glorifié, honoré et affiché sur les murs des villes. La femelle nourricière reste à l’étable pendant que le mâle parade.

INDE

Il me faudra attendre mon séjour en Inde en 2009, pour rencontrer de près des vaches. Je pars dans l’Uttar Pradesh, pour rencontrer la militante Sampat Pal qui lutte pour les droits des femmes, des enfants et plus largement pour les plus démunis. J'y vais pour l'écriture, celui d'un roman sur les mariages forcés d'enfants. (Bye Bye Bollywood, roman jeunesse, édition Syros, 2017) et j'en ressors avec ma nouvelle obsession peinture puisque qu'en Inde les vaches sont sacrées et paradent dans les villes et villages pendant que le mâle reste à la maison. La Méditerranéenne que je suis se régale de ces pis dévoilés, sacralisés.

LE REGARD

​Immédiatement, je suis attirée par le regard de ces vaches à la fois doux et fort, prégnant. Il me renvoie au manque de regard généré par notre utilisation du smartphone. Transports en commun, files d’attente, nous n’échangeons plus. Chacun a les yeux baissés sur lui. Il n’occupe pas seulement nos yeux. Il occupe aussi nos pensées par ce qu’il nous donne à regarder en continu. Il devient notre attention. La vache s’y oppose. Son regard nous fixe et nous invite à nous poser, à nous regarder, pas dans le miroir, en nous.

LA RÉPÉTITION

Je ne me pose pas la question du sujet. Il est la vache. Je ne me pose pas encore la question du support ou celle de la matière. Je peins uniquement sur des toiles en lin ou en coton avec de la peinture ou du feutre acrylique. Je me pose la question de la forme du sujet mais pas de sa couleur. Car même si ce sont les vaches sacrées qui m'ont conduite à la répétition de la vache, je n’ai pas pour autant oublié Marguerite qui sauve Fernandel. Ce ne sont pas des vaches indiennes que je peins mais des vaches normandes en noir et blanc ou en marron très foncé et blanc. Je me pose la question de la couleur du fond et du texte ou pas.


BAVARDES OU PAS ?

Parfois, les vaches sont accompagnées de mots. En français, le mot « vache » revêt tant de sens et a donné lieu à tant d’expressions, donc difficile pour moi de ne pas m'amuser avec ! Être vache ou ne pas être ? La vache est le seul animal à avoir généré un adverbe (vachement) au cœur de notre langage !  Notre façon à nous de vénérer cet animal à la fois symbole de maternité, du lait, de la terre ?



AVANT LES VACHES

Avant les vaches j'ai principalement répété des poissons et des éléphants. Mais je ne les trouvais pas "prêts" à sortit de mon cercle privé. Pourquoi mes vaches, sont prêtes ? Je ne sais pas.

Mon travail, en écriture comme en peinture, est instinctif. Si je prévoyais ce que je dois faire, si j'établissais un plan, comme par exemple l'écriture scénaristique l'exige, si je cherchais absolument une cohérence intellectuelle, cela m'empêcherait de chercher et  de justement trouver par accident. C'est une cohérence artistique qui s'établit entre moi et moi, ça me plait ou pas, ça me fait rire ou pas, ça me touche ou pas. Finalement, la cohérence artistique se construit d'elle-même. Et là, elle m'a été offerte par l'union de la vaches sacrée et du smartphone.

CALME OU CHAOS ?


Les vaches s'interrogent entre elles et questionnent celui qui regarde. En peinture, comme en écriture, ce qui m’intéresse, c’est le sens que celui qui lit ou qui observe pose sur mon travail et pas l'inverse. Parfois les deux se rejoignent, parfois, non, et cela n'a pas d'importance. Comme dans un texte, une même scène peut-être vécue émotionnellement très différemment d'un individu à l'autre. Ainsi, certains voient dans mes toiles, le symbole de la confusion actuelle, le calme au milieu du chaos, d’autres y voient une présence drôle et décomplexée des relations humaines, une présence qui leur sourit et les fait sourire, quand d'autres, encore, y voient ne présence sereine, une sorte de vache totem apaisante. Et si la vache révélait la force méditative qui rumine en chacun de nous, en nous renvoyant au maitre zen qui dit à son disciple, « montre-moi ton vrai visage, celui d’avant la naissance de tes parents ».


 

Couverture de livres ou atelier de narration visuelle.


ÉCRITURE COLLECTIVE

Le roman photo Vacheville a été conduit en août 2021 par l’autrice et plasticienne Hélène Couturier avec les jeunes apprentis du chantier scénographie/décoration du Festival International du Roman Noir 2021 de la Mission locale d’insertion des jeunes du Bassin de Thau (MLIJ) et la complicité des éducateurs de Cultures urbaines sans frontière (CUSF).


Le tableau « Sois vache et tais-toi » a été réalisé par Hélène Couturier et les masques vaches ont été fabriqués par les jeunes de la MLI à partir de son travail plastique.

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L'ATELIER VACHEVILLE


Vacheville a été exposé en cœur de ville sur les vitrines des commerçants partenaires de cette action culturelle, sociale et économique, financée par la MLIJ et Frontignan la Peyrade. »


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AOÛT - SEPTEMBRE 2021

Aout 2021 rencontre au Musée International des Arts Modestes de Sète

AOUT-SEPTEMBRE 2021, affichage chez les commerçants.

 


Pour toutes informations ou réflexions concernant ces  vaches peintes, contactez-nous via le formulaire ci-dessous.

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